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09/05/2008
Lionel Neykov : Songs of want and less

Pour changer un petit peu encore des mes habituelles chroniques blablateuses, je m'en vais vous présenter Lionel Neykov d'une autre jolie manière... Cette fois, ce sera donc au travers de quelques questions comme j'ai pu le faire précédemment avec d'autres artistes...
Eric : Salut, alors racontes moi un peu l'histoire de Lionel Neykov ? Qu'est ce qui t'a conduit jusqu'ici à NY ?
Lionel : J’ai grandi a Paris dans le 15eme. J’ai fait des études de commerce avant de me rendre compte que le marketing c’était pas vraiment ma tasse de thé. J’ai acheté ma première guitare a l’âge de 21 ans (pas vraiment précoce) et la, j’avoue que ma vie a basculé. J’avais plus qu’une idée en tête, jouer, jouer, jouer. Et puis je me suis mis a composer et a chanter et progressivement a enregistrer. Au bout de quelques années le passe temps c’était transformé en passion et la passion en envie de métier.
New York, c’est venu après un stage en maison de disque qui m’a prouvé qu’il y avait très peu de débouchés en France pour les Français qui veulent chanter en anglais (ca a peut être changer maintenant…) Alors quand j’ai eu l’opportunité de faire un stage a New York après mes études, j’ai saute sur l’occasion. C’était il y a 4 ans.
Quelles sont tes influences, tes sources d'inspiration ?
Musicalement, je suis très porté sur les mélodies. Je n’ai jamais vraiment écouté que de la musique anglo-saxonne, et même si je ne comprenais pas les paroles, il y avait quelque chose dans le flot des mots et la musicalité du langage qui m’a tout de suite plut. Le premier album que j’ai acheté (en cassette a l’époque) c’est Bad de Michel Jackson. Après ca, un peu comme tout le monde, j’ai mangé du bon rock bien énervé quand j’étais ado. Nirvana, Metallica, RATM, Red Hot… Et ensuite je me suis un peu calmé. Radiohead, grosse claque en 94 avec OK Computer, et puis j’ai découvert Ben Harper, qui pour moi a ouvert la porte a tous les singer/songwriters des années 60-70. Neil Young, Leonard Cohen, Bob Dylan, etc... Et j’ai remonte le fil jusqu’aux Beatles, dont j’ai écouté tous les albums méticuleusement, et a John Lennon qui est sans doute mon artiste préféré.
Bon et alors, comment les choses se passent elles ? Comment un jeune frenchy fait il pour se faire remarquer par les labels et s'imposer sur un marché ricain très compétitif ?
Oui, New York, c’est hyper compétitif. Quand j’ai débarqué, j’ai halluciné du nombre de groupes et d’artistes qu’il y a ici. Et la qualité est top. C’est très intimidant au début. Et puis on se dit qu’au moins on va pouvoir se mesurer a ce qui se fait de mieux. L’énergie de la ville est vraiment contagieuse. Bon, après ca peux se transformer en stress la il faut faire gaffe de pas péter un plomb….
Les américains sont extrêmement généreux et ils n’ont aucun a priori. C’est vraiment génial. Je crois qu’ils ne connaissent même pas le concept de préjugé. Ca peux leur donner des airs de simplets mais le gros avantage c’est que du coup, tout le monde a sa chance. Personne n'est écarté et on vous écoute. J’ai immédiatement fait une petite démo de quatre titres et obtenu plusieurs concerts sans connaître personne. Bon, le problème c’est pour faire venir les gens; la ca se corse. Parce que chaque soir New York il y a 400 concerts en même temps, et c’est sans compter le théâtre, le cinoche et les restos…
Donc, pour faire son trou ca prend un peux plus de temps. J’ai sorti ce premier album en autoproduit (ca m’a bien pris un an et demi pour tout écrire et enregistrer moi même). Et depuis je fait de la promo sur Internet (youtube, myspace) et dans la rue. Je me pointe sur Broadway avec ma guitare et mon ampli et en avant la chansonnette. Ici, il faut vraiment pas avoir peur d’aller au charbon…
Les labels je ne m’en préoccupe pas trop. Chez Sony, mon ancien boss m’avait dit « quand un artiste est suffisamment bon, on finit toujours par entendre parler de lui… »
Qu'écoutes tu en ce moment ?
En ce moment, je suis toujours sous le charme de In Rainbows, le dernier Radiohead. Sinon, sur ma playlist il y a pêle-mêle Feist, the Frames, Emily Haines, Tom Petty, Amplifico, Adele, Guster, Patrick Watson… J’écoute un peu tout ce qui me passe sous les oreilles…
As tu des projets de collaboration ? Si tu pouvais choisir un artiste avec lequel travailler, qui serait-il/elle ?
Pour l’instant c’est sur tout d’un producteur dont je rêve. J’adorerais pouvoir re-enregistrer mes morceaux (et mes nouvelles compos) avec un pro et surtout avoir une deuxième perspective, quelqu’un en face qui peux amener du souffle, de l’élan avec d’autres idées d’arrangements. Le problème du fait maison, en dehors de la qualité elle même du son, c’est que ca peut sentir un peu le renferme. Quand on fait tout soi-même, on manque de recul, on a pas la fraîcheur d’un regard extérieur…J’ai fait une liste de 150 noms de producteurs. Je vous donne juste mon top five pour rigoler :
Jon Brion (Aimee Mann, Fiona Apple, Eels, Rufus Wainwright)
Nigel Godrich (Radiohead, Beck, Travis, Paul McCartney, U2, Pavement, Air)
Rick Rubin (Chili Peppers, Sheryl Crow, Johnny Cash, Tom Petty, U2, Weezer, AC/DC)
Joe Chiccarelli (Al Stewart, Tori Amos, Tom McRae, The Shins, Josh Ritter)
Ethan Johns (Ryan Adams, Ray Lamontagne, Kings of Leon, Ben Kweller, Rufus Wainwright)
Que peut on te souhaiter ?
De rencontrer un de ces talentueux messieurs!
Alors c'est de tout coeur que je te le souhaite m'sieur Lionel!
mai 9, 2008 | Permalink
Commentaires
Eh bé,
c'est plutôt super excellent ce que sort comme musique ce frenchy expatrié, merci de continuer à nous donner de ses nouvelles :)!
Et hop dans ma playlist a moi !
Rédigé par: Jmeu | 10 mai 08 11:35:40